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La rvolte dEl Haj Mohammed ouald el Bachir
et sa chute dfinitive
Extrait de Louis VOINOT* Page 17

...En juin, des tentatives de rconciliation des Beni Snassen et Angad furent faites par Si Slimane des Oulad Sid Cheikh et par les marabouts des Beni Oukil. Les Beni Snassen exigrent la restitution des troupeaux qui leur avaient t enlevs au combat de Tayrate, les Angad sy refusrent ; il ne fut pas possible de sentendre et les deux partis gardrent leurs positions respectives Fin de la page 16

...Dbut de la page 17 La colonne chrifienne en marche sur Oujda tait commande par le cad Abderrahman ben Chlih et un frre du Sultan, Mouley Ali ; elle venait lever les impts et mettre fin aux dsordres causs par El Haj Mohammed ouald el Bachir. Les adversaires de ce derners se mirent en relation avec Abderrahman ben Chlih, qui devait rester Oujda et prendre le commandement de la province. Les allis tinrent plusieurs conciliabules Sidi Yahya, pendant que lAmel parcourait les fractions de la montagne pour entraner les indcis ; des deux cts on se prparait combattre tout en cherchant gagner du temps. El Haj Mohammed ouald el Bachir vint enfin camper Oujda, le 5 septembre 1975, suivi dune colonne nombreuse, dont une grande partie dut bivouaquer dans les jardins ; les Angad se retirrent en toute hte vers le Sud. LAmel venait de recevoir dABderrahman be Chlih notification de sa rvocation, il dcida de sopposer par la force la venue de ce dernier dans le pays. Tranquille des ct des Angad, il invita ses contingents rentrer chez eux et faire leurs prparatifs pour une longue expdition ; au milieu de septembre, toutes ses forces taient runies en avant de Berdil.
Quand Abderrahman ben Chlih arriva sur loued Za, El Haj Mohammed ouald el Bachir alla sa rencontre et le surprit Mestagmar le 17 septembre. Les Guelaya firent dfection et les troupes rgulires de lenvoy du Sultan furent disperses ; elles abandonnrent leur camp, leurs bagages et leurs canons et perdirent environ 70 tus et 400 prisonniers. Les Beni Snassen prouvrent galement des pertes srieuses. Ils poursuivirent la colonne chrifienne jusqu oued Za. Le lendemain, ils battirent les Beni Bouzeggou et rallirent leurs montagnes en enportant le butin. El Haj Mohammed ouald el Bachir tait cette fois en rvolte ouverte contre le Sultan.
Les Angad, craignant dtre razzis, se rabattirent sur leurs campements situs entre Tiouli et Magoura. El Haj Mohammed ouald el Bachir tait dailleurs fort embarrass de son succs et ne quittait plus sa maison ; il ntait pas sans savoir que Mouley el Hassane prenait des mesures pour rprimer linsurrection. Afin de parer lorage, il recueillit de grosse sommes parmi ses partisans et envoya Fs une dputation, la tte de laquelle il plaa le cheikh Ahmed ben Bouazza dOujda. Cette dmarche lui avait t conseille par le grand vizir Si Moussa et par un Chrif dOuazzan, sans doute linstigation du Sultan dsireux dviter des difficults.
Dans le courant de novembre, El Haj Mohammed ouald el Bachir runit ses contingents et manifesta lintention de les lancer sur les Angad, puis il les licencia. La fin de lanne 1875 ne fut marque que par des escarmouches insignifiantes. Le 10 dcembre, la dputation qui avait t trouver le Sultan rentra Oujda, elle ne raportait aucune promesse, en sorte que lembarras d El Haj Mohammed ouald el Bachir tait toujours aussi grand quauparavant ; de plus, les Beni Snassen refusaient de lui verser de nouveaux subsides pour acheter lentourage de Mouley el Hassane (Note de bas de page n1 de la page n429, VOINOT, Oudjda et lamalat).
En dcembre 1875, les Beni Oukil firent des dmarches en vue damener une rconciliation entre les Angad et les Beni Snassen, ils ne russissent pas. Les Angad, enhardis par laccueil du Sultan leurs dlgus, devenaient agressifs. Le 30 dcembre 1875 et le 5 janvier 1876, ils se jetrent sur Oujda et enlevrent des animaux. Le 19 janvier, ils firent une nouvelle razzia Oujda et une Tanout, prs de Sefrou et turent six hommes des Beni Snassen ; le 31, les Angade attaqurent les Beni Khallouf. Le 16 fvrier, les Beni Snassen partirent en harka vers Sidi Jaber, afin de se venger de ces coups de main, ne trouvant pas les Angad, ils enlevrent aux Beni Bousad des troupeaux qui furent restitus sur lintervention du cheikh Ali ouald Ramdane.
Poue compliquer la situation, la discorde ne mit chez les Beni Snassen ; on commenait parler de la venue du Sultan et les populations taient inquites. El Haj Mohammed ouald Mimoun, le neveu du chef des Beni Snassen, tcha de la supplanter et la montagne se partagea en deux soffs. Le chrif dOuazzan, Si Abdesselam, envoy par le Sultan avec mission de faire la paix entre Angad et Beni Snassen, arriva Oujda le 8 avril. El Haj Mohammed ouald el Bachir accueillit durement ses premires ouvertures et posa des conditions inacceptables. Le jour mme de larrive du chrif, il tomba Sidi Jaber sur les Angad sans dfiance, mais il se fit battre plate couture et dut se rfugier dans Oujda ; cette affaire lui cota environ 170 tus. Dans la montagne, la dsunion ne faisait que saccentuer ; El Haj Mohammed ouald Mimoun tait soutenu par les Beni Ourimeche. Le cheikh Ali ouald Ramdane essaya de rtablir laccord entre le neveu et loncle, il ny russi pas et retourna Oujda.
Le Sultan, furieux de voir lanarchie dsoler lÂmala par la faute du chef des Beni Snassen, lui crivit une lettre qui lui parvint le 28 juin ; il lui annonait quil allait venir avec son arme et linvita faire runir les provisions ncessaires. Angad et Beni Snassen se tinrent tranquilles ; El Haj Mohammed ouald el Bachir, devenu craintif, prescrivit ses gens dviter les agressions. Les Angad firent en juillet une petite razzia sur Beni Oukil. Au milieu de ce mois, on apprit enfin le dpart du Sultan, qui manda aux chefs des Beni Snassen de venir au devant de lui la limite de son territoire. Le Sultan arriva Selouane au commencement daot ; il avait fait une terrible excution chez les Ghyata, aussi les populations de lÂmala taient-elles anxieuses dans lattente des vnements (Note de bas de page n1 de la page n430, VOINOT, Oudjda et lamalat).
Les tribus envoyrent des dputations Mouley el Hassane ; celle des Beni Snassen, conduite par El Haj Mohammed ouald Mimoun qui venait de se rconcilier avec son oncle, fut mal accueillie. Le Sultan commena par refuser les cadeaux ; les dlgus allrent se placer auprs des canons ; il les y laissa assez longtemps avant daccepter. Le souverain leur fit enfin connatre quil accordait son pardon et il engagea envoyer son camp El Haj Mohammed ouald el Bachir et Ali ouald Ramdane. Les envoys des Beni Snassen, mcontents, sesquivrent furtivement pendant la nuit. En arrivant dans la montagne El Haj Mohammed ouald Mimoun chercha prcher la rsistance. El Haj Mohammed ouald el Bachir et Ali ouald Ramdane ne se rendirent pas lappel du Sultan, qui, le 20 aot, vint sinstaller au g de Guerma, sur la Moulouya. Les populations de lÂmala lui apportrent des provisions en ce point. Les Beni Snassen eux-mmes nosrent pas se dispenser de cette obligation ; ils avaient eu soin de mettre auparavant tous leurs biens en sret dans des cachettes difficiles. De son ct, le Sultan ne dsirait pas engager une lutte au cur de la montagne des Beni Snassen.
Mouley el HAssane fit de nouveau inviter El Haj Mohammed ouald el Bachir et Ali ouald Ramdane se prsenter devant lui ; pour les dcider il leur envoya son chapelet comme sauf-conduit. Devant cette promesse solennelle daman ces deux personnages se dcidrent daller voir le Sultan Guerma, le 24 aot ; ils taient accompagns de marabouts, de tolba et femmes venues en suppliantes ; ces dernires furent renvoyes. Lorsque El Haj Mohammed ouald el Bachir et Ali ouald Ramdane se trouvrent entre ses mains, Mouley el HAssane ne se fit aucun scrupule de violer sa parole ; il jugea quil tait de bonne guerre de les mettre hors dtat de nuire. Ces rvolts avaient t envoys dans la tente du grand vizir ; le 25, on leur dclara quils taient prisonniers, on les chargea de chanes et ils furent immdiatement dirigs sur Taza avec une escorte de 1000 cavaliers, afin dviter toute manifestation en leur faveur. Les malheureux dchus durent louer des mulets des prix trs levs pour ne pas marcher pied ; des agents chrifiens furent chargs daller faire main basse sur leurs biens. Ainsi se termina la carrire de ces hommes qui avaient tenu tout lÂmala sous leur indpendance ; ils avaient dict leurs volonts aux reprsentants du Sultan Oujda et rduit ces fonctionnaires au rle de vritables fantoches. Mais la tyrannie dEl Haj Mohammed ouald el Bachir, qui devaient le conduire sa perte.
Les Beni Snassen effrays restrent calmes, le Sultan leur imposa une contribution de guerre et dsigna quatre cads :
- Tahar ou Amar pour les Beni Khaled ;
- Ahmed ouald el Haj Ali de Sefrou pour les Beni Mengouch;
- Mohammed ouald el Bachir Boujida pour les Beni Atigue ;
- Mohammed ouald el Haj Deboa pour les Beni Ourimeche.
Boucheta ouald el Baghdadi fut nomm Amel dOujda et le cad Hmidane des Ssj reut le commandement du poste dEl Aoun Sidi Mellouk, o on mit une petite garnison. Le 3 septembre, le Sultan traversa la Moumouya, son arme marchait dans le plus grand dsordre, sans aucune discipline ; elle comprenait 10 12000 fantassins, 6 7000 cavaliers et 40 canons ; le 05, elle arriva devant Oujda. Le lendemain, les Beni Snassen versaient une partie de la contribution impose ; leur dputation ne comprenait que des gens sans importance. Le Sultan prfra se contenter de ces faibles gages de soumission plutt que de risquer une aventure (Note de bas de page n1 de la page n432, VOINOT, Oudjda et lamalat).
Afin dviter tout incident pendant le sjour du Sultan, une colonne franaise fut place Maghnia sous les ordres du gnral Flogny suivre
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* Capitaine Louis Voinot, Oudjda et lamalat, Maroc. Oran, Imprimerie typographique et lithographique, L.Fouque, 1912. pp 428- 432.











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