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17 04 2017 - 16:34


 

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Le nouveau Amel, El Haj Mohammed ouald el Bachir
Dcide enfin dattaquer les belligrants antagonistes
Qui ne veulent pas se soumettre
Extrait de Louis VOINOT* Page 16

... LAmel qui prouvait des difficults pour runir ses contingents, entra Oujda le 25 dans laprs-midi la tte de 100 cavaliers ; il y fut rejoint dans la nuit par de nombreux cavaliers et fantassins, ses adversaires franchirent loued Tayrate et allrent camper au pied de la montagne des Beni bou Sad ; par suite du mauvais temps, les belligrants restrent dans lexpectative pendant les deux journes suivantes.. Fin de la page 15


... Dbut de la page 16 Le 29 novembre, lAmel sortit enfin de la ville avec un millier de cavaliers et environ 2000 fantassins, il se dirigea vers ses ennemis en marchant lentement, car il avait envoy aux Angad les marabouts de Knadssa dans lespoir quils obtiendraient leur soumission. Les dmarches ayant chou, El Haj Mohammed ouald el Bachir fit ouvrir le feu 10 heures sur les Angad et Mhaya, qui occupaient la rive droite de loued Tayrate. Lengagement fut dabord trs vif, puis les dissidents battirent en retraite en bon ordre, les Angad, vers Sidi Jaber, et les Mhaya, le long de loued. Au moment o les Beni Snassen de laile gauche commenaient le pillage, les Angad se prcipitrent sur eux et les mirent en droute. Lattaque sur les Mhaya, dirig par El Haj Mohammed ouald el Bachir en personne, avait russi ; aussi celui-ci put-il rentrer en bon ordre Oujda dans la soire. En rsum, la journe fut indcise ; les Beni Snassen avaient perdu 58 tus, les Mhaya 30, dont un des fils dEl Haj Boubker, et les Angad une quinzaine, dont le cheikh el Houari des Mzaouir. Le 30, dans la matine, lAmel vint remonter loued Tayrate; ses gens furent pris dune panique incomprhensible, il parvint tout de mme les rallier et ils soccuprent denterrer les morts de la veille. El Haj Mohammed ouald el Bachir retourna en ville la nuit et licencia ses contingents dmoraliss. Les Angad et Mhaya se rformrent Tiouli o ils se partagrent le butin fait sur les Beni Snassen; le 4, puis le 11 dcembre, ils furent rejoints par de nombreux allis.
La position de lAmel ne samliorait pas, les habitants dOujda taient bloqus et privs de bois et de sel. Profitant de labsence des Ssj, qui staient rendus Tiouli, les Beni Snassen runirent leurs contingents le 14 dcembre ; lAmel leur ordonna daller razzier les campements des Ssj rests en de de loued Za. Les Beni Snassen trouvrent leurs adverssaires sur leurs gardes et nosrent pas les attaquer. Les disposaient ce moment de plus de 2000 cavaliers et de plusieurs milliers de fantassins, ils se prparaient ramener leurs tentes autour dOujda. Le 20 dcembre, les Angad firent mme une razzia Sefrou (Note de bas de page n1 de la page 426, Voinot, Oudjda et lamalat*).
Le 1er janvier 1875, les Mhaya et Beni Yla marchrent sur Oujda quils attaqurent sur deux points la fois, les habitants furent rejets lintrieur des murs et eurent 13 tus et 16 blesss. LAmel se trouvait Sidi Bouhria ; au lieu daller au secours de la ville il seffora de ngocier une rconciliation avec les Ssj et Beni Bouzeggou ; les Beni Snassen taient dailleurs peu disposs le suivre. Pendant le mois de janvier, El Haj Mohammed ouald el Bachir eut quelques escarmouches sans importance avec les dissidents. Il entretint une garnison de 200 fantassins Oujda et le 30 janvier il sy porta lui-mme avec tous ses goums, mais les Beni Snassen refusant de reprendre les armes, il regagna la montagne le 5 fvrier. Au milieu du mme mois, il reut des lettres du Sultan lui reprochant de semer le dsordre dans le pays ; il lui tait ordonn de se rendre Fs pour lad el kbir en compagnie dAli ouald Ramdane.
Les pourparlers entams avec les Ssj et les Beni Bouzeggou naboutirent pas ; le 15 fvrier, les coaliss se runirent pour attaquer Oujda ; la demande du marabout el Mekki ils arrtrent leur mouvement. LAmel faisait tous ses efforts pour dcider les gens de son soff marcher, il rencontrait beaucoup dopposition ; son khalifa Oujda, le cheikh Ali ouald Ramdane, assurait pendant ce temps la dfense de la ville par ses propres moyens. Le 28 fvrier, cinquante cavaliers des Angad enlevrent un troupeau dans les oliviers dOujda, la situation des habitants devenait critique. Le 5 mars, il y eut un petit engagement proximit de la ville entre un parti dAngad et des cavaliers des Beni Snassen.
Laudace des dissidents croissait tous les jours, 800 cavaliers des Angad poussrent jusqu Sefrou ; le 8 mars, un autre groupe se jeta sur les proprits du cheikh Ali ouald Ramdane Sedd et les ravagea de fond en comble. El Haj Mohammed ouald el Bachir stait de son ct port contre les Ssj et Beni Bouzeggou, il les avait battu sur loued Za le 8 mars. En apprenant le pillage de Sedd, il savana jusquau col de Jerada ; les dissidents filrent aussitt vers le Sud. LAmel rejoignit ses adversaires Tiboutet (Tiouli) le 11 mars ; il se fit battre, son neveu Mostafa ouald el Haj Mimoun fut pris et gorg vif par un homme des Mzaouir ; les Beni Snassen firent de grosses pertes et se rejetrent sur Oujda, serrs de prs par les Angad. El Haj Mohammed ouald el Bachir chercha encore entraner ses partisans et, comme on annonait larrive dun nouvel Amel, il leur fit jurer de sopposer par la force son entre Oujda. Il parvint mobiliser ses gens et les amener dans la plaine dAngad pour ravager les biens de ses ennemis ; quand lui, il fit de nombreuses alles et venues entre Oujda et la montagne afin de rchauffer le zle de tous.
Le 25 avril, des Mhaya et Angad firent une razzia sous les murs dOujda, pendant que les Beni Snassen taient occups vider leurs silos. El Haj Mohammed ouald el Bachir nosait pas sengager fond contre eux, il finit mme par envoyer ses partisans dans la montagne, o ceux-ci purent narguer en toute scurit les entreprises de leurs adversaires. Sur ces entrefaites, le bruit se rpandit que le nouvel Amel tait en route pour Oujda sous la protection dune colonne de 3000 hommes. Les Angad tombrent le 2 mai sur les Beni Khaled et firent dire aux habitants dOujda de ne rien craindre, quils navaient aucun grief contre eux. En juin, des tentatives de rconciliation des Beni Snassen et Angad furent faites par Si Slimane des Oulad Sid Cheikh et par les marabouts des Beni Oukil. Les Beni Snassen exigrent la restitution des troupeaux qui leur avaient t enlevs au combat de Tayrate, les Angad sy refusrent ; il ne fut pas possible de sentendre et les deux partis gardrent leurs positions respectives (Note bas de page n1 de la page 427, Voinot, Oudjda et lamalat).
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* Capitaine Louis Voinot, Oudjda et lamalat, Maroc. Oran, Imprimerie typographique et lithographique, L.Fouque, 1912. pp 425- 427.










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(1963-1967) . ..
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