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13 04 2017 - 11:30


 

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El Haj Mohammed ouald el Bachir nomm Amel
par le sultan Moulay el Hassane, la rgion
connat depuis, des troubles incessants.
Extrait de Louis VOINOT* Page 15

Aprs ces pousailles, le chef des Beni Snassen songea faire face ses ennemis concentrs sur la rive gauche de la Moulouya, il rassembla, le 26 mars, Cherra, tous les contingents des Beni Snassen et Angad de son soff. Le 28 ; il traversa la Moulouya avec environ 10.000 hommes et livra ses adversaires un sanglant combat El Mouadjer, prs de Sabra. Sa cavalerie fut repousse avec des pertes srieuses, elle ne reforma que le lendemain sous la protection de linfanterie et sur les bords du fleuve. El Haj Mohammed ouald el Bachir remporta nanmoins une victoire indcise; il marcha sur les Mezouja. Les Beni Bouyahi, Mtalssa et Guellaya effrays firent immdiatement la paix avec llui. Devant cette dfection, les Ssj, Houara et Oulad Settout se replirent sur Taza ; la coalisation dirige contre le chef des Beni Snassen se trouvait dissoute. Fin de la page 14


Dbut de la page 15 Un nouvel Amel, nomm Abdelkader ben Houcine**, arriva Oujda le 19 juin 1974 avec un makhzen de 51 cavaliers. El Haj Mohammed ouald el Bachir et le cheikh Ali ouald Ramdane refusrent dabord daller le saluer, ils dfendirent aux habitants de lui vendre quoi que ce soit ; la rflexion ils se dcidrent enfin se rendre auprs de lui. LAmel montra ces chefs des lettres du Sultan les maintenant dans leurs fonctions et ajoutant lAmala dOujda les Beni Guil et les Oulad Sid Cheikh. Le chef des Beni Snassen et le cheikh dOujda passrent un compromis avec le fonctionnaire chrifien, qui sengagea rien changer ce qui tait tabli ; ctait une abdication pure et simple. Cela nempcha pas Ali ouald Ramdane et El Haj Mohammed ouald el Bachir de recommencer aussitt leurs intriques (note de bas de page n1 de la page 423 Voinot, Oudjda et lamalat *). Le dernier briguait la place dAmel, dans ce but il cherchait plaire aux Franais. Orgueilleux et fanatique, il employait pour toutes les ngociations le cheikh Ali ouald Ramdane, qui tait son charg daffaires et pour ainsi dire un autre lui-mme, mais plus intelligent, plus conciliant et moins sauvage (note de bas de page n2 de la page 423 Voinot, Oudjda et lamalat *).
Au temps des moissons, les Marocains ayant labour en Algrie firent des difficults pour payer limpt et enlevrent leurs rcoltes. A la fin de juin 1874, les Franais durent envoyer une petite colonne Maghnia ; El Haj Mohammed ouald el Bachir en fut froiss et dclara quil sopposerait par la force des armes toute perception chez les Beni Drar. Le cheikh Ali ouald Ramdane, comprenant les dangers dune pareil attitude, se porta caution avec lAmel de la somme rclame et les troupes franaises furent renvoyes Tlemcen. Lorsque le chef des Beni Snassen eut connaissance de cet engagement, il exigea que son beau-pre payt de ses deniers. Cette opposition navanait pas le rglement de laffaire ; les Angad sinstallrent en territoire algrien et ont du de nouveau montrer des soldats pour les faire repasser au Maroc. Le 13 septembre, lAmel envoya enfin Maghnia largent de limpt des Marocains. Ali ouald Ramdane avait t oblig davancer personnellement celui des Beni Drar. Pendant ce temps, El Haj Mohammed ouald el Bachir excitait ou calmait tour tour les fractions ayant des diffrends entre elles ; en jouant le rle darbitre il percevait des amendes considrables. Le 18 septembre, il fit soutenir les Mhaya qui avaient t razzis par les Ssj et staient lancs leur poursuite vers le chott Tigri (note de bas de page n2 de la page 424 Voinot, Oudjda et lamalat *).
Le sultan Moulay el Hassane, venat de chtier lla tribu des Ghyata, poussa jusqu An Zora, il y arriva le 15 octobre 1874 ; de l ; il fit inviter les notables de lAmala le rejoindre. Ali ouald Ramdane et El Haj Mohammed ouald el Bachir ntaient pas rassurs sur la suite de cette entrevue, ils mirent leurs biens en sret et envoyrent un marabout de Kerzaz plaider en leur faveur auprs du souverain. Le Sultan arriva Selouane le 22 octobre ; lAmel, qui stait occup de runir les cadeaux lui remettre, se mit en route le 31 accompagn des notables, dont El Haj Mohammed ouald el Bachir trs craintif ; Ali ouald Ramdane avait jug plus prudent de sabstenir. La dputation atteignit Selouane le 6 novembre. LAmel fut reu par le Sultan qui refusa de voir les notables. El Haj Mohammed ouald el Bachir, augurant mal de cet accueil, renvoya Oujda son fils et le chaouch du cheikh Ali, afin de rapporter des sommes considrables destines au grand vizir Si Moussa.
Pendant ce temps, les ennemis du chef des Beni Snassen intrigaient contre lui ; lAmel tait trop heureux de faire arriver leurs plaintes jusqu Moulay el Hassane. Lorsque largent demand par El Haj Mohammed ouald el Bachir fut parvenu Selouane, il se produisit un revirement complet en sa faveur. Le Sultan esprait peut-tre aussi quun homme de la trempe du chef des Beni Snassen parviendrait rtablir la paix dans le pays ; il se dcida donc le nommer Amel dOujda et il lui donna linvestiture le 13 novembre, malgr les protestations des Angad, Mhaya, Beni Khaled, Beni Mathar, Houara des Triffa et mme des Beni Bouzeggou. Le 15, le Sultan fit appeler les dlgus de ces tribus et les avisa quil ne reviendrait pas sur sa dcision. Il laissa ceux qui ne seraient pas satisfaits de son choix la facult de sexpatrier ; il fit pourtant une exception en faveur des Beni Khaled, auxquels il permit de se placer sous lautorit d El Haj Mohammed Zami, qui avait vou une haine mortelle El Haj Mohammed ouald el Bachir.
A leur retour dans lAmala les opposants se runirent Sidi Yahya, le 20 novembre, sous la prsidence dEl Haj Mohammed Zami. Le 21 novembre, ils apprirent que le nouvel Amel se prparait marcher sur Oujda ; les Angad saisi de panique se retirrent vers la frontire. Des troubles devenaient imminents ; les Franais placrent des troupes Maghnia et sidi Zaher pour faire respecter leur territoire. Jusquau 25, les dissidents se tinrent aux environs de Tinialine. LAmel qui prouvait des difficults pour runir ses contingents, entra Oujda le 25 dans laprs-midi la tte de 100 cavaliers ; il y fut rejoint dans la nuit par de nombreux cavaliers et fantassins, ses adversaires franchirent loued Taret et allrent camper au pied de la montagne des Beni bou Sad ; par suite du mauvais temps, les belligrants restrent dans lexpectative pendant les deux journes suivantes.
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* Capitaine Louis Voinot, Oudjda et lamalat, Maroc. Oran, Imprimerie typographique et lithographique, L.Fouque, 1912. pp 422- 42.
** Daprs les traditions locales, lamel en fonction cette poque se serait appel Kaddour el Hatout, il est probable que ce devait tre le surnom dAbdelkader ben Houcine.






1746

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(1963-1967) . ..
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