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08 04 2017 - 13:00


 

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Les camps des Beni Snassen et des Ssj continuent les provocations, Ils finirent par saffronter sur la rive gauche de la Moulouya ; El Haj Mohammed ouald el Bachir et son bras droit dsorais Ali ouald Ramdane tractent avec les Franais et signent un modus Vivendi concernant les frontires
Extrait de Louis VOINOT* Page 14


Les deux partis firent aussitt la fantasia en signe dallgresse et El Haj Mohammed ouald el Bachir alla se prsenter au capitaine Boutan, chef du bureau arabe de Maghnia. Malgr cette solution pacifique, El Haj Mohammed Zami prfra passer en territoire algrien, il se retira chez les Beni Ouacine (note de bas de page n1 de la page 420, Voinot, Oudjda et lamalat).

Fin de la page 13
Dbut de la page 14 Les Ssj avaient profit du rpit qui leur tait laiss pour razzier les Beni Bouzeggou. Le 19 septembre 1873, le cheikh Ali ouald Ramdane fut avis quils taient prts passer la Moulouya avec lappui de lAmel et des tribus de Taza. Les Ssj franchirent en effet cette rivire en compagnie de Lahlaf et de Houara. Les Beni Bouzeggou dsiraient vivement voir arriver la rescousse le chef des Beni Snassen ; celui-ci tat occup dans la plaine de Triffa.
Cest ce moment que lon apprit dans la rgion la mort du sultan Moulay Mohammed**. Les Angad et Beni Snassen versrent entre les mains du Cheikh Ali ouald Ramdane le montant de leur impt chour pour ne le remettre quaux reprsentants du Sultan qui monterait sur le trne. Le 5 octobre, on eut enfin connaissance de lavnement au trne de Mouley el Hassane ; les habitants dOujda se livrrent des rjouissances publiques.
El Haj Mohammed ouald el Bachir stait dcid donner aux tribus de son soff lordre de sapprter soutenir les Beni Bouzeggou et de rassembler leurs contingents sur loued Bordim ; les Angad et Beni Snassen sy portrent le 11 octobre, les Mhaya savancrent galement, tout le monde se mit piller les silos des Ssj et il produisit un conflit. En raison de cet incident, El Haj Mohammed ouald el Bachir se rendit Bourdim le 19, il invita les contingents se disperser et aller vaquer leurs labours. Les Ssj navaient pas boug, ils attendaient loccasion pour se venger. Ils se dirigrent vers le Sud au dbut de novembre t allrent camper prs de Ras-el-An, afin dentrer en pourparlers avec les Beni Mathar. Ce mouvement produisit une certaine panique parmi les populations des plaines de Missiouine et de Tiouli.
Le chef des Beni Snassen se rendit Oujda pour aviser aux mesures prendre en cas dune intrusion des Ssj, il envoya 300 cavaliers garder le col de Jerada. Entre temps, il avait fait vider 19 silos appartenant El Haj Mohammed Zami. Il ordonna aux Mhaya et Angad daller dresser leurs tentes Tiouli, do ils pourraient surveiller les Ssj et leurs allis. Les Ssj feignirent de se relier vers Tafrata, dans la rgion dOujda chacun songea alors soccuper de ses labours. Un groupe de 200 cavaliers des Ssj revint razzier un douar des Mhaya Sidi Jaber, au commencement de dcembre, les Angad et Mhaya ne russirent pas leur reprendre le butin. El Haj Mohammed ouald el Bachir ordonna donc une prise darmes; devant les forces considrables qui se mettaient en mouvement, les Ssj et Houara jugrent prudent de se retirer de Tafrata, puis vers Msoun. Le chef des Beni Snassen dpassa loued Za avec les contingents de la montagne et ceux des Angad ; sur les instances des Marabouts des Beni Oukil il renona son expdition et licencia tout son monde dans la journe du 12 dcembre (note de bas n1 de page de la page 421 Voinot, Oudjda et lamalat

Malgr une vive opposition, le chef des Beni Snassen est nomm Amel doujda ; cette nomination provoque des dsordres.

[Avant cette nomination...]

LAmel tant prisonnier du chef des Beni Snassen et du Cheikh Ali ouald Ramdane, les Franais, lorsquils eurent besoin de rgler certaines questions de frontire, durent sadresser ces chefs qui, en fait, dtenaient lautorit. Du 27 au 31 dcembre 1873, le capitaine Boutan, chef du bureau arabe de Maghnia, se rencontra avec eux ; le chef des Beni Snassen avait dabord hsit venir, il se prsenta enfin le 29 au camp de Sidi Boujnane suivi dune nombreuse escorte. Pour remdier limprcision de la frontire, il fut convenu dadopter un modus vivendi consistant dans la cration de zones neutres Dhra-d-doum, Jorf-l-baroud et sur loued Tayrate***. Ali ouald Ramdane invita le capitaine Boutan lui rendre sa visite Oujda ; celui-ci y alla le 30 janvier 1874 et fut reu avec beaucoup dgards ; le cheikh lui montra sa proprit de Sedd. El Haj Mohammed ouald el Bachir tait venu en ville pour la circonstance, il fut trs aimable ; quant lAmel, il ne sortit pas de son effacement (note de bas de page n1 de la page 422 Voinot, Oudjda et lamalat).
Les Ssj, Houara et Lahlaf recommencrent leurs attaques contre les Beni Bouzeggou dans le courant de janvier 1874 ; le 11, ils prouvrent un chec et se rabattirent sur leurs campements de la rive gauche de la Moulouya. Au mois de fvrier, le chef des Beni Snassen alla mettre la paix chez les Guelaya, qui lui promirent de ne pas soutenir les Ssj. Ces derniers intressrent leur cause les Beni Bouyahi, les Houara et Lahlaf, ils firent un mouvement offensif dans la direction de la montagne des Beni Snassen et entrrent en correspondance avec les Beni Khaled ; une partie des Angad paraissait aussi vouloir faire cause commune avec les Ssj.
El Haj Mohammed ouald el Bachir attendit les vnements; il pousa le 20 mars la fille du Cheikh Ali ouald Ramdane; le mariage se fit Oujda et le capitaine Boutan y assista, un millier de cavaliers et de fantassins taient ranges aux abords de la ville pour le recevoir ; son arrive ils firent une brillante fantasia.
Aprs ces pousailles, le chef des Beni Snassen songea faire face ses ennemis concentrs sur la rive gauche de la Moulouya, il rassembla, le 26 mars, Cherra, tous les contingents des Beni Snassen et Angad de son soff. Le 28 ; il traversa la Moulouya avec environ 10.000 hommes et livra ses adversaires un sanglant combat El Mouadjer, prs de Sabra. Sa cavalerie fut repousse avec des pertes srieuses, elle ne reforma que le lendemain sous la protection de linfanterie et sur les bords du fleuve. El Haj Mohammed ouald el Bachir remporta nanmoins une victoire indcise; il marcha sur les Mezouja. Les Beni Bouyahi, Mtalssa et Guellaya effrays firent immdiatement la paix avec llui. Devant cette dfection, les Ssj, Houara et Oulad Settout se replirent sur Taza ; la coalisation dirige contre le chef des Beni Snassen se trouvait dissoute.

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* Capitaine Louis Voinot, Oudjda et lamalat, Maroc. Oran, Imprimerie typographique et lithographique, L.Fouque, 1912. pp 417- 420.
** Moulay Mohammed est mort Marrakech le 11 septembre 1873.
*** Cette convention, dnommes modus vivendi de 1874 parce que le rapport du capitaine Boutan, tabli la date du 31 dcembre 1873, na t transmis par le commandement suprieur de Marnia que le 1er janvier 1874, a depuis toujours servi de base lexamen des rclamations relatives la frontire.






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(1963-1967) . ..
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